Danemark – véloroute de la mer Baltique

Danemark maison à toit de chaume

Durant 3 semaines nous avons parcouru à vélo et en famille les îles danoises. Nous avons suivi la véloroute danoise n°8 Østersøruten, qui est en partie commune avec la Véloroute de la Mer Baltique (EuroVélo 10). Voyage à vélo en famille au pays des contes de Grimm et de la petite sirène.

Sommaire


Itinéraire, guides et cartographie

Nous avons suivi la véloroute nationale danoise n°8 Østersøruten, qui est en partie commune avec la Véloroute de la Mer Baltique (EuroVélo 10). Nous avons sauté d’île en île depuis le Jutland puis à travers les îles Als, Ærø, Funen, Taasinge, Langeland, Lolland, Falster, Bogoe et Moen avant de rejoindre (l’île) Zealand. Certaines îles sont reliées entre elles par des ponts, d’autres par des ferries. L’itinéraire se déroule essentiellement le long des côtes.

La boucle officielle compte 820 km. Nous avons adapté cet itinéraire pour tenir compte de notre rythme en famille et nous avons parcouru 610 km en 3 semaines.

Carte de l'itinéraire n°8 Østersøruten
Carte de l’itinéraire n°8 Østersøruten

Pour préparer notre voyage, le site visitdenmark.fr décrit en français la véloroute de la mer Baltique. Le site balticseacycleroute.com (accessible en anglais ou en danois) fournit des informations un peu plus détaillées.

  • Topo : ces sites proposent un topo-guide complet de 170 pages (en anglais) avec des informations touristiques et pratiques, ainsi que l’itinéraire détaillé en 54 cartes qui indiquent les logements, les ravitaillements, etc. Le guide est téléchargeable gratuitement. Il est également possible de commander la version imprimée. Ce guide édité par l’office du tourisme danois est très complet et n’a rien à envier au guide édité par Bikeline. Ce dernier profite d’un meilleur travail de référencement sur internet mais il est disponible seulement en allemand.
  • GPS : ces sites proposent également, et toujours gratuitement, l’itinéraire au format GPX et autres formats de GPS ; soit en un seul fichier soit découpé par étapes.

 

Photo : panneaux sur l'itinéraire n°8 Østersøruten véloroute de la mer Baltique, Danemark
Balisage de l’itinéraire n°8 Østersøruten

Un parcours abordable

Le royaume danois est riche de 11 000 km de pistes cyclables balisées : 11 routes nationales complétées par des routes régionales et locales. Les routes cyclistes empruntent divers types de voies à travers le pays : routes goudronnées à faible trafic, pistes cyclables le long des nationales, chemins agricoles ou forestiers, sentiers… Ceci autant que possible à l’écart du trafic motorisé.

Photo: vélos sur l'Østersøruten le long de la mer Baltique, Danemark
Østersøruten le long de la mer Baltique

Ce parcours est accessible aux cyclistes de tout niveau. L’itinéraire est bien balisé, cependant une carte ou un GPS restent utiles en cas de détour. Il alterne entre voies cyclables et routes à faible circulation, et il y a peu de dénivelé. Jamais bien loin de la mer, le parcours traverse des paysages de campagne, de nombreux champs de blé, des forêts. D’île en île, on longe le littoral et ses plages. On traverse des villages pittoresques avec leurs maisons aux toits de chaume, puis on avance sur des digues, parfois face au vent.

Photo : maisons à toit de chaume, Danemark
Maisons à toit de chaume
Photo : vue sur les champs et la mer, paysage, Danemark
Vue sur les champs et la mer

Selon les récits d’autres voyageurs, cet itinéraire est plus roulant que l’eurovélo 3 qui a des sections avec beaucoup de graviers. Sur la véloroute nationale 8 il faut cependant compter avec quelques passages un peu sablonneux sur des digues. Il ne faut non plus oublier le vent. On comprend vite pourquoi le Danemark a autant d’éoliennes.

Hébergement : campings & shelters

Bien équipé pour les randonneurs à pied ou à vélo, le Danemark offre de nombreuses infrastructures, souvent gratuites, pour dormir en pleine nature. Étant données les distances modestes entre les villes et villages il y a toujours moyen de trouver un logement.

Les campings danois sont bien équipés et possèdent en général une cuisine accessible à tous, avec frigos, plaques de cuisson et tout ce qui va bien. Le camping sauvage n’est pas autorisé au Danemark. Par contre il existe des zones de campement indiqués sur les cartes et sur le terrain. À ne pas confondre avec les campings payants puisqu’il n’y a ni eau ni toilettes, même si certaines ont des toilettes sèches. Prévoyez de faire le plein d’eau dans le dernier village avant d’arriver (une poche à eau souple est une bonne option). Nous y avons rencontré très peu de monde. Nous avons ainsi passé certaines nuits seuls face à la mer.

Photo : shelter au fond de la forêt, Danemark
Shelter au fond de la forêt
Photo : shelter avec toiture végétale, Danemark
Shelter avec toiture végétale

La particularité immanquable pour les voyages dans ce pays est sans conteste le Shelter. Il s’agit d’abris en bois à peine plus grands que notre tente familiale, qui permettent de s’installer pour la nuit. Souvent construits dans des coins isolés c’est un retour à la nature. Le calme absolu, pas de tente à monter le soir, pas de tente humide à plier le matin. Le rêve des enfants et des adultes. Comme pour les zones de campement, il n’y a pas toujours de point d’eau ou de toilettes. Il y a presque toujours une zone aménagée pour faire un feu, avec une grille pour la cuisson.

Ces shelters se trouvent parfois en pleine forêt, parfois au bord de l’eau, accessibles gratuitement. On en trouve aussi dans des jardins de particuliers. Ces derniers sont payants mais on a accès à l’eau et à des toilettes et parfois à l’électricité. Nous avons même dormi dans la cour d’une ancienne école de village. Il n’est pas possible de réserver ces emplacements, donc c’est la règle du premier arrivé, premier servi qui s’applique. Nous n’avons jamais eu de souci sur ce point et la seule fois où nous avons rencontré un autre groupe il y avait 4 cabanes et donc de la place pour tout le monde.

Photo : shelter au bord de la mer Baltique, Danemark
Shelter au bord de la mer Baltique

Ces shelters sont tous répertoriés. Vous pouvez télécharger à l’avance l’application Shelter qui permet de les retrouver au fond de la forêt. Petit bémol pour ceux qui n’ont pas le bon forfait téléphonique, la version que nous avions fonctionnait avec G. Maps. Il fallait profiter d’une zone de wifi pour zoomer sur les prochains emplacements et avoir la carte en cache. Voir si ça n’est pas plus simple avec une application comme OsmAnd qui utilise OpenStreetMap et qui fonctionne totalement hors ligne dès lors qu’on a téléchargé la carte.

Photo : sacoche de guidon avec carte et GPS
Recherche de Shelter

Les magasins d’alimentation proposent les mêmes produits que partout ailleurs en Europe, à un prix légèrement plus élevé. Dans la campagne, les commerces sont rares et même si les distances entre les villes sont modérées, il vaut mieux repérer à l’avance les points de ravitaillement de la journée.

Climat

Le climat danois est tempéré par la mer Baltique mais il faut compter avec le vent. Ce n’est pas pour rien que le pays a autant d’éoliennes. Au mois d’août 2019 nous avons eu des journées entre 25 et 30°C, parfois même 33°C ce qui est plutôt rare pour la région. Cependant il peut y avoir des journées pluvieuses en dessous de 20°C et les températures nocturnes peuvent descendre un peu en dessous de 15°C. Nous avons majoritairement eu un temps sec, malgré 2-3 nuits pluvieuses et quelques belles averses d’été qui disparaissent aussi vite qu’elles sont arrivées. Dans l’ensemble nous étions plutôt bien, il ne faisait ni trop chaud le jour, ni trop froid la nuit.

Un équipement pour la pluie est tout de même essentiel ainsi qu’une petite veste pour les moments plus frais sans oublier le duvet adapté. Comme souvent, les sacoches imperméables sont utiles.

Photo : vélos sur la véloroute n°8 Østersøruten le long de la mer Baltique, Danemark
Pause en pleine chaleur
Photo: cycliste à l'abri de la pluie
Averse d’été

Se rendre au Danemark

Le Danemark n’était pas si proche de chez nous, nous avons hésité sur le moyen de transport. Nous avons finalement opté pour la voiture.

  • Avion
    + temps raisonnable
    – emballer et protéger les vélos et la remorque, trouver un emballage au retour
    – arrivée à Copenhague loin de notre itinéraire
    – difficile de changer la date de retour à l’improviste
  • Train
    + écolo
    – 20 heures et 3 changements
    – les TGV français n’acceptent pas les vélos
  • Voiture
    – 1400 km
    + flexibilité totale sur les dates
    + plus facile avec les enfants et le chargement
    + possibilité de se garer au point de départ

Carnet de voyage

Article à venir : carnet de voyage / portfolio …

Paysage: ponton sur la mer Baltique, Danemark
À suivre …

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